
Combien coûte un agent de sécurité ? C’est la première question que se posent les responsables de site, les syndics et les conducteurs de travaux. Il n’existe pas de prix unique : le tarif dépend du salaire fixé par la convention collective, des horaires, de la qualification demandée et de l’organisation de la mission. Un devis sérieux comporte des éléments précis, et certains signaux doivent vous alerter.
1. Le socle : le salaire fixé par la convention collective
Les agents de sécurité relèvent de la convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité (IDCC 1351). Depuis le 1er janvier 2026, le minimum conventionnel d’un agent de sécurité au coefficient 120 est d’environ 1 884 € brut par mois pour un temps plein, soit un peu plus de 12,40 € brut de l’heure. Un agent SSIAP ou un chef d’équipe se situe à un coefficient supérieur, donc à un salaire plus élevé.
À ce salaire s’ajoutent les cotisations patronales, les congés payés, la formation obligatoire (maintien et actualisation des compétences pour renouveler la carte professionnelle), la tenue, l’encadrement, l’assurance et les frais de gestion de l’entreprise. C’est pourquoi le taux horaire facturé est toujours supérieur au salaire brut de l’agent.
2. Les horaires : nuit, dimanche et jours fériés
La convention collective prévoit des majorations pour les heures effectuées en horaires atypiques :
- Heures de nuit (21 h – 6 h) : majoration de 10 %.
- Dimanche : majoration de 10 %, cumulable avec celle de nuit.
- Jours fériés travaillés : majoration de 100 %.
Une surveillance de nuit et de week-end coûte donc plus cher qu’une présence en journée. Un devis clair indique ces majorations ligne par ligne.
3. Le nombre d’heures et le nombre d’agents
Un poste tenu 24 h/24 et 7 j/7 représente 8 760 heures par an. Un agent à temps plein travaille environ 1 607 heures par an : il faut donc plus de cinq agents pour couvrir un seul poste en continu, en tenant compte des repos, des congés et des remplacements. Notre simulateur d’effectif vous donne une première estimation en quelques secondes.
4. La qualification demandée
- Agent de prévention et de sécurité (APS) : gardiennage, contrôle d’accès, rondes.
- Agent SSIAP 1, 2 ou 3 : sécurité incendie obligatoire dans de nombreux ERP et IGH. Voir notre page sécurité incendie.
- Rondier / agent mobile : interventions sur plusieurs sites, souvent plus économique qu’une présence permanente pour un site peu fréquenté la nuit. Voir rondes et interventions.
5. Ce qui doit figurer sur un devis sérieux
- Le numéro d’autorisation d’exercer délivré par le CNAPS.
- Le taux horaire HT par qualification, et les majorations nuit, dimanche et jours fériés.
- Le volume d’heures prévu et le nombre d’agents.
- Les consignes de poste, la main courante et la fréquence des rapports.
- Les délais de remplacement d’un agent absent et d’intervention en urgence.
- L’attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle.
6. Un prix anormalement bas doit vous alerter
Un tarif très inférieur au marché ne permet pas de payer un agent au minimum conventionnel et de couvrir les charges obligatoires. C’est souvent le signe de travail dissimulé ou de sous-traitance non déclarée. Or le donneur d’ordre a une obligation de vigilance pour tout contrat d’au moins 5 000 € HT : il doit se faire remettre notamment l’attestation de vigilance URSSAF tous les six mois. À défaut, il peut être tenu solidairement responsable des cotisations et salaires impayés. Pour aller plus loin, lisez notre article Choisir sa société de sécurité privée : 6 vérifications avant de signer.
Ce qu’il faut retenir sur le prix
Le prix d’un agent de sécurité dépend du minimum conventionnel, des horaires, de la qualification et du volume d’heures. Comparez les devis ligne par ligne plutôt que sur le seul taux horaire, et méfiez-vous des offres trop basses. Pour connaître le coût exact de votre dispositif, demandez un devis gratuit : nous vous répondons sous 24 heures.
Montants indicatifs au 1er janvier 2026, à vérifier selon l’avenant salarial en vigueur.